Le coeur francophone de Montréal

Hochelaga-Maisonneuve, situé au cœur du Montréal francophone, est le quartier qui contient le plus d’attraits touristiques. À sa porte d’entrée, sont regroupés le stade Olympique, le Biodôme, l’aréna Maurice Richard, le stade de soccer Saputo, un centre de natation et des centres sportifs, auxquels s’ajoutera le Planétarium. Et plus haut, un jardin Botanique unique avec, à ses côtés, un grand parc et de vastes espaces verts pouvant accueillir cyclistes et promeneurs. Le quartier contient aussi plusieurs bâtiments historiques (entre autres, celui du marché Maisonneuve) qu’il serait important de mettre en valeur, aux yeux du monde entier.

Pour cela, pour que le quartier et tout l’est de la ville puissent enfin profiter des retombées touristiques auxquelles il a droit, il faut créer des liens, des ouvertures qui permettent aux touristes de trouver, à proximité de cette porte d’entrée et plus bas, des endroits où loger, manger, aller s’amuser, se divertir, et jouir d’un environnement agréable, avec vue sur ce grand cours d’eau qu’est notre fleuve, le Saint-Laurent.

Il faut créer dans Hochelaga-Maisonneuve un nouveau centre-ville et faire en sorte que ce quartier devienne le coeur du Montréal francophone et l’attrait principal permettant d’attirer de nombreux visiteurs, en provenance surtout de ces vastes pays d’outre-mer où la croissance monte en flèche.


Payé et autorisé par Isabelle Turcotte, agente officielle

mardi 27 novembre 2007

Griffintown

En réponse à la lettre de M. Steve Lemay parue dans l’édition de la Presse du 24 nov. 2007.

À la lecture de cette lettre, je me suis dit que sûrement M. Lemay n’a pas réalisé qu’on a changé de siècle, qu’on n’est plus au siècle dernier. Si la ville se vide, c’est justement parce qu’on a été incapable de réaliser de tels projets autant dans nos quartiers de l’est de la ville que dans Griffintown. On a là le plus bel exemple de ces gens qui se mettent à crier «Pas dans ma cour », dès qu’il est question d’un développement dans leur quartier. Le trou de beigne, il est déjà là, et voilà un projet qui vise à le remplir, au contraire de ce qu’il dit. Ce ne sont pas les petits développements à la goutte qu’il propose qui vont permettre de ramener beaucoup de monde en ville. Les gens continueront tout simplement d’aller s’installer dans d’autres Dix-30 qu’on ouvrira à d’autres endroits.

Que les commerçants de la rue Ste-Catherine et des environs s’opposent au projet, cela importe peu. Le plus important, c’est que les gens qui vont habiter les 3800 unités de logements, puissent trouver ce qu’ils ont besoin, dans leur quartier, sans avoir à toujours utiliser l’automobile pour aller leurs achats, ailleurs. Et aller prendre un café chez Wal-Mart ou faire changer leurs pneus d’hiver dans un Canadian Tire, non situés sur la rue Sainte-Catherine, mais près de chez eux. Justement, M. Lemay, si ce projet prend les caractéristiques d’une banlieue, bonne raison pour qu’on s’y installe, surtout si on travaille en ville. Mais la principale différence d’avec le Dix-30 de Brossard, ce sont des commerces plus à proximité des consommateurs. C’est là un concept de développement qui devrait être développé pour chacun des arrondissements de la ville. Cela contribuerait à combler d’autres trous de beige, comme ceux qui entourent notre stade Olympique.

Rolland Lambert

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