En réponse à la lettre de M. Steve Lemay parue dans l’édition de la Presse du 24 nov. 2007.
À la lecture de cette lettre, je me suis dit que sûrement M. Lemay n’a pas réalisé qu’on a changé de siècle, qu’on n’est plus au siècle dernier. Si la ville se vide, c’est justement parce qu’on a été incapable de réaliser de tels projets autant dans nos quartiers de l’est de la ville que dans Griffintown. On a là le plus bel exemple de ces gens qui se mettent à crier «Pas dans ma cour », dès qu’il est question d’un développement dans leur quartier. Le trou de beigne, il est déjà là, et voilà un projet qui vise à le remplir, au contraire de ce qu’il dit. Ce ne sont pas les petits développements à la goutte qu’il propose qui vont permettre de ramener beaucoup de monde en ville. Les gens continueront tout simplement d’aller s’installer dans d’autres Dix-30 qu’on ouvrira à d’autres endroits.
Que les commerçants de la rue Ste-Catherine et des environs s’opposent au projet, cela importe peu. Le plus important, c’est que les gens qui vont habiter les 3800 unités de logements, puissent trouver ce qu’ils ont besoin, dans leur quartier, sans avoir à toujours utiliser l’automobile pour aller leurs achats, ailleurs. Et aller prendre un café chez Wal-Mart ou faire changer leurs pneus d’hiver dans un Canadian Tire, non situés sur la rue Sainte-Catherine, mais près de chez eux. Justement, M. Lemay, si ce projet prend les caractéristiques d’une banlieue, bonne raison pour qu’on s’y installe, surtout si on travaille en ville. Mais la principale différence d’avec le Dix-30 de Brossard, ce sont des commerces plus à proximité des consommateurs. C’est là un concept de développement qui devrait être développé pour chacun des arrondissements de la ville. Cela contribuerait à combler d’autres trous de beige, comme ceux qui entourent notre stade Olympique.
Rolland Lambert
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